L’accompagnant : indispensable soutien pour les personnes en fin de vie

En France, plus de 150 000 personnes meurent des suites d’une longue maladie. A l’heure où la question sur l’euthanasie refait surface, François Hollande a créé en juillet dernier une commission de réflexion sur la fin de vie et les soins palliatifs. Pouvoir arrêter un traitement ou s’obstiner à l’acharnement thérapeutique ? Le débat mérite d’être engagé. Mais dans tous les cas, l’accompagnement du malade reste la priorité dans les structures concernées.

Soigner = prendre soin

En effet, l ‘accompagnant détient un savoir particulier, il communique avec le malade, il l’aide à trouver la sérénité et le confort dont il a besoin sur sa fin de vie.
Cet accompagnement est évidemment physique (soins) mais surtout moral et psychologique.
Enfin, l’accompagnant est le lien entre le malade et le reste de la famille.

Un accompagnant pour toute une famille

Cette famille souvent très attentive aux souhaits du patient, connaît ses habitudes, ses envies et renseigne souvent le soignant sur les besoins du malade.
Inversement, l’accompagnant rassure la famille en la tenant informée sur la maladie, les soins ou les actes médicaux…
Ces échanges permettent à l’accompagnant d’obtenir la confiance du patient en fin de vie.

Un accompagnement dynamique et participatif

Les soins ne font pas tout. Certes, Sophie, infirmière, parle de patience autant que de professionnalisme « il faut parfois une heure pour un soin de bouche ou un changement de lit», mais il ne faut jamais négliger l’écoute et l’observation.
La concertation, l’analyse et la négociation sont autant de qualités remarquées chez l’accompagnant.
Certaines familles reconnaissent même la considération exprimée par le malade envers l’accompagnant. Il devient souvent le confident, le référent, le témoin des durs moments de solitude ou d’angoisse du malade.

Partir accompagné

Gilberte, une patiente âgée, en soins palliatifs témoignait (film « partir accompagné », Planète, 22 mai 2000) du soutien moral de l’accompagnant :« ce temps (…) nous permet de réfléchir (…) et de partir libérée, de mourir en ayant réglé tous ces petits problèmes de rapports familiaux ou purement matériels ». Odile, 80 ans, atteinte d’un cancer métastasé a apprécié l’une de ses accompagnantes qui a fait « une multitude de choses pour me rendre la vie agréable : boire du thé, manger avec mon mari, m’entraîner à monter quelques marches d’escaliers : tout ça, ça donne envie de vivre ».

Accompagner le mourant, la famille et les amis aussi loin que possible, dans le respect de chacun, ce n’est pas héroïque, c’est indispensable.

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