Les obèses ont la parole

Pour la 1ère fois en Europe, parole est donnée, à une large échelle, aux personnes adultes (18 ans et plus) en surpoids ou obèses, à l’occasion des Journées européennes de l’obésité des 8 et 9 juin 2012. Le CHU de Nancy, l’Université de Lorraine, le CHU et l’Université de Liège lancent une grande enquête interrégionale sur le vécu du surpoids et de l’obésité. Les personnes concernées peuvent s’exprimer, via un questionnaire en ligne anonyme et gratuit sur la manière dont elles vivent «avec leurs kilos en trop», leurs représentations, leurs valeurs, leurs besoins et leurs attentes.

Si les mécanismes biologiques de l’obésité sont de mieux en mieux cernés (prédisposition biologique génétique ou épigénétique et forte influence de l’environnement), on ne sait pas bien comment les personnes vivent et ressentent ce qui peut, dans certains cas, s’apparenter à une maladie. L’enquête a donc pour spécificité – et c’est son originalité – de replacer la personne au centre du questionnement : ce n’est pas la « maladie » qui intéresse les enquêteurs mais la « personne ».

L’étude mise en place successivement en Wallonie, en Lorraine et au Luxembourg, sera étendue ensuite dans les 3 pays jusqu’à fin septembre 2012.
Objectif : récolter au moins 8000 réponses.
Accessible depuis quelques jours, le site www.monavisadupoids.eu a déjà permis à 2000 personnes de compléter le questionnaire – 10 minutes environ suffisent pour y répondre.

L’analyse des résultats aboutira en janvier 2013 à des recommandations adressées aux acteurs publics en matière de prévention, de prise en charge et de lutte contre la stigmatisation de la personne obèse.

Considérés comme un problème majeur de santé publique, le surpoids et l’obésité touchent une personne sur deux dans les pays occidentaux, le nombre de cas ayant doublé en 30 ans….

Conseil pour les concours

Comment utiliser cet article en vue d’un concours sanitaire ?

D’une part une approche nouvelle qui consiste à recenser le vécu des personnes obèses et analyser les formes de discriminations dont elles se sentent victimes. D’autre part on peut imaginer que ce questionnaire peut être renseigné de manière anonyme, en effet il n’est pas toujours facile de parler ouvertement de son poids et de l’image qu’il renvoie, ce qui  permettra de mettre en place des actions pour lutter contre la stigmatisation et élargir les mesures de santé publique pour les rendre de plus en plus adaptées aux différentes populations.

Il peut servir d’élément d’introduction ou de conclusion, il montre une connaissance actualisée du sujet.

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