Crèches : des ouvertures encadrées !

Alors qu’une « nounou » ayant ouvert une crèche clandestine à Marseille, a été condamnée à 14 mois de prison avec sursis, de nombreux cas de crèches sauvages sont découverts ou dénoncés chaque année.

 

Une demande croissante

En France il manque environ 400 000 places en crèche. Le choix des dossiers est souvent contesté par les parents. En effet, les places sont attribuées en priorité aux personnes ayant des activités à temps plein. Les demandeurs d’emploi, les intermittents ou les personnes travaillant dans la fonction libérale voient leurs dossiers trop souvent placés sur « liste d’attente » ou refusés pour manque de place. Alors les parents sont souvent prêts à accepter des conditions d’accueil plus difficiles, et sont moins regardants… Attention, ces « crèches » proposent souvent des tarifs plus bas que la normale, mais font parfois l’impasse sur  les normes à respecter.

Les risques et dangers pour les enfants sont réels

26 enfants dans 50 m2, c’est ce qui a été constaté dans la crèche sauvage de Marseille, une cour dangereuse et une salle de bains insalubre, ce qui  représente un vrai risque d’accident pour la Protection Maternelle et Infantile. Même si des déclarations peuvent êtres déformées ou exagérées, et malgré le soutien des parents envers ces assistantes qui n’ont pas déclaré leur activité dans les règles, ces pratiques restent illégales et punies par la loi. Alors que faire pour éviter de telles dérives ?

Une démarche impérative pour obtenir les autorisations

Différentes étapes sont à respecter impérativement  pour la création d’une crèche privée. Outre l’obtention du diplôme de puéricultrice (ou au minimum celui d’éducateur de jeunes enfants) , il est nécessaire de s’entourer de personnel qualifié (éducateurs de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture, agents de crèche, etc.) en respectant un nombre minimum d’adultes pas groupes d’âge d’enfants accueillis; et d’ouvrir une SARL.
Enfin, la priorité reste le local (200 m2 pour 25 enfants environ), qui doit permettre le respect de toutes les normes de sécurité et de confort requis. Un contrôle doit être effectué par un médecin de la PMI et les services techniques de la DASES. (puis une visite annuelle).

Les futures responsables de crèche pourront alors demander l’agrément, obligatoire pour ouvrir un tel lieu, délivré par le président du Conseil Général.

Les parents souhaitent ce qu’il y a de meilleur pour leurs enfants, ils privilégient la relation humaine et la confiance ; cela ne suffit pas. Les institutions de protection de l’enfance sont là pour veiller à tout, y compris à ce que l’on ne peut pas voir au premier coup d’œil : une réglementation et des normes respectées.

Alors que ces crèches clandestines prouvent  qu’il manque des places pour l’accueil des enfants, la réglementation va sans doute évoluer. Cependant, la priorité reste la formation du personnel qualifié dans la petite enfance pour augmenter la capacité d’accueil des structures agréées.

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